Fanny Chiarello

Née en 1974. Sauvée du top50 par The Smiths en 1987, quelques mois avant leur séparation – ensuite, elle ne verra plus jamais les choses de la même façon. Après avoir allègrement contribué à la déforestation, elle découvre le traitement de texte dans les cris et les larmes. On la retrouve à Lille, où elle adopte un aspect grunge dont elle ne se débarrassera plus, même quand elle essaiera de toutes ses forces : sans doute une question d’ossature. Elle attaque le nouveau millénaire avec un premier roman au titre long, suivi d’un second au titre tout aussi long, avant de s’essayer au titre en anglais, Push the push button, qu’elle consent à citer parce que ce texte-là ça va, elle en est encore contente. Puis paraît Tout le monde est allongé sur le dos (ce genre de titre long), recueil de nouvelles qui marque sa dernière collaboration à ce jour avec l’éditeur lillois Page à Page et le parisien Pocket. C’est alors vers Bruxelles qu’elle se tourne, et en 2005 paraît son premier recueil de poèmes, La fin du chocolat, aux Carnets du Dessert de Lune. La même année, décidément avide d’exotisme, elle participe à l’élaboration d’un Carnet de voyage à Lille Moulins en collaboration avec l’illustrateur Pascal Goudet. Elle s’achète une guitare, visite Berlin, et à son retour écrit ce qu’elle estime être son meilleur roman, qui bonifie actuellement dans un tiroir. Elle meurt en 2006, mais une semaine après elle revient : encore une de ses blagues pourries. Elle ne grandira donc jamais. Après ça, elle a vite fait de reprendre kilos et stylos. Elle a toujours l’air grunge avec ces os bizarres qu’elle se trimbale. Elle écrit pendant un an et demi des chroniques dans la rubrique pop-rock du webzine Musiqualité (.net) puis soudain, plus rien. On ne la voit plus beaucoup ces derniers temps. Il semblerait qu’elle travaille à de nouveaux textes en écoutant des groupes canadiens dépressifs, et qu’elle passe l’aspirateur deux fois par jour.

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